18.01.2010

L'attente

Un mois à s’écrire sans tabous ce que nos corps auront à se dire dans ces 6 mètres carrés de chambre.

Un mois à se chercher, à faire monter l’excitation de la manière la plus crue.

Un mois à se faire jouir par écrans interposés, la langueur et la solitude au bout de l’extase.

Un mois à se raconter nos fantasmes jamais réalisés, nos envies secrètes, le quasi indicible de ces pulsions là.

Un mois que je me caresse sans répit avec la nostalgie de ta queue et l’envie de ce cul que tu m’as promis.

Un mois à ressasser le délicieux plaisir de l’anticipation et l’effroi de ce tête à tête total.

Un mois à penser soigneusement ma lingerie, mes accessoires et mes mots. Goûtera-t’il cette soie noir fendue, ce lubrifiant qui ma satine à merveille, ce parfum, cette robe, ce gode ?

Un mois que le désir me ronge.

…..Et toi ?

20.12.2009

…Et Gomorrhe, alors ?

J’aime ce mélange d’appréhension et de plaisir anticipé quand ta queue hésite, avec la secrète espérance que tu choisisses mon cul pour t’épancher.

Serait-ce parce qu’il est si docile que tous mes amants l’ont un jour sollicité, quelque fois jusqu’à en être obsédé ?

Jamais de lubrifiant, aucun artifice.

Seulement la liqueur de mon autre orifice, parfois.

Lorsque tes doigts m’ont fouillée jusqu’à ce que je gémisse, tu t’introduis, tu te frayes un passage dans mon cul impatient.

La douleur fait naître une pointe glacée qui m’étreint les reins mais je ne saurais m’en passer.

Tu m’investis sans attendre que je reprenne mon souffle.

Certaines nuits, tes doigts prennent d’assaut le fond de mon sexe inondé, redoublant mon plaisir.

J’aime lorsque tu t’immobilises pour mieux m’écarteler, entomologiste pervers.

Lorsque tu fais mine de te retirer, je proteste, je veux que ce soit ainsi que tu jouisses.

Et lorsque enfin tu te répands dans mon cul, je savoure le filet de ta semence qui n’en finit pas de goutter sur mon sexe.

Post coïtum

7 mois après, que reste-t’il ?

Des clichés, plus ou moins nets, plus ou moins réussis.

Un frénétique corps à corps sur une table où j’ai éclaboussé jusqu’au sol qui n’en demandait pas tant, une déclaration malheureuse, quelques scènes violentes où tu malmenais mes chairs pour mon plus grand plaisir, des nuits de solitude à tes côtés au gré d’élans de tendresse fluctuants comme les marées, des larmes mais pas de cris, il faut croire que je deviens plus sereine, de la douleur quand je dois rester dans l’ombre et le plaisir brûlant de ta queue fichée en moi.

L’automne est morte, souviens t’en. Nous verrons nous à nouveau sur terre ?